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Le consentement libre et éclairé
Aucun soin ne peut être donné sans le consentement
libre et éclairé du patient capable de discernement,
qu'il soit majeur ou mineur.
Le patient capable de discernement a le droit de refuser des
soins, d'interrompre un traitement ou de quitter un établissement
sanitaire s'il le souhaite.
En pratique :
Pour pouvoir se prononcer et donner ou non son consentement libre
et éclairé, le patient doit avoir été
bien informé par le professionnel de la santé. Celui-ci
est tenu de lui fournir une information suffisante et adéquate.
Par la suite, le patient capable de discernement garde le droit
de changer d'avis et de retirer le consentement qu'il a donné.
Le patient capable de discernement a le droit de refuser un traitement,
de l'interrompre ou de quitter un établissement sanitaire
à tout moment. Dans ce cas, le professionnel de la santé
peut lui demander de confirmer sa décision par écrit.
Il l'informera des risques que cette décision lui fait courir.
C'est alors au patient d'assumer les risques qui peuvent être
liés à son refus du traitement.
Aucune personne capable de discernement ne peut se voir imposer
un traitement contre son gré. Les traitements forcés
sont, en principe, interdits. A titre exceptionnel et à des
conditions très strictes, des mesures de contraintes peuvent
toutefois être imposées à un patient à
condition que son comportement présente un danger grave pour
sa santé, sa sécurité ou pour celles d'autrui
(par exemple, s'il se montre violent) et si toute autre mesure a
échoué (voir "les
mesures de contraintes").
Les dispositions en matière de privaion de liberté
à des fins d'assistance (art. 397a du Code civil) et celle
relatives à la loi fédérale sur les épidémies
(qui permettent d'hospitaliser des personnes souffrant de certaines
maladies contagieuses telle que, par exemple, la tuberculose) sont
réservées.
Bon à savoir :
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Qu'est-ce que le discernement ?
Etre capable de discernement, c'est avoir la faculté d'apprécier
une situation et de prendre des décisions en conséquence.
La capacité de discernement doit être déterminée
en fonction de la situation bien précise dans laquelle
se trouve le patient et de la question qui se pose; elle doit
être évaluée chaque fois qu'une décision
doit être prise.
Toute personne est présumée capable de discernement,
à l'exception des jeunes enfants et de personnes qui en
sont privées par suite de maladie mentale, de faiblesse
d'esprit, de perte de conscience, d'ivresse ou d'autres causes
semblables. Le fait d'être atteint de troubles psychiques,
d'être très âgé, d'être sous tutelle
ou d'être mineur n'est pas synonyme d'incapacité
de discernement. Cette capacité s'apprécie de cas
en cas.
-
Qu'arrive-t-il si je suis incapable
de discernement ?
Avant de vous administrer un traitement, le professionnel doit
rechercher votre volonté présumée. Il s'informera
pour savoir si vous avez établi des directives anticipées
ou désigné un représentant thérapeutique
(voir " les directives anticipées
et le représentant thérapeutique").
Si vous n'avez pas émis de directives anticipées,
ni désigné un représentant thérapeutique,
le professionnel de la santé doit obtenir l'accord de votre
représentant légal avant d'intervenir. En l'absence
d'un représentant légal, la situation varie selon
les cantons. Dans les cantons du Jura et de Neuchâtel, la
loi accorde aux proches le droit de consentir à la place
du patient incapable de discernement.
En revanche, les cantons de Berne, Fribourg et Vaud prévoient
en principe que le professionnal de la santé doit prendre
l'avis des proches du patient incapable de discernement, sans
toutefois être lié par cet avis. Quant au droit valaisan,
il ne prévoit pas l'obligation de prendre l'avis des proches.
En cas d'urgence et si vous n'avez pas de représentant
légal, ni dans les cantons du Jura et de Neuchâtel
de proches habilités à prendre des décisions
au sujet de votre traitement, le professionnel agira au mieux
de vos intérêts, en tenant compte de votre volonté
présumée.
-
Qui sont mes proches ?
On entend par "proches" les personnes qui connaissent
bien le patient en raison de leur lien de parenté ou d'amitié
avec lui et qui démontrent un intérêt pour
sa situation. C'est l'intensité du lien affectif qui est
déterminante ici. Il peut donc s'agir d'un membres de votre
famille, mais aussi de votre concubin ou de l'un de vos amis.
-
Est-ce que le professionnel doit de
me demander mon accord pour chacune de ses interventions ?
En principe, oui, mais la forme de cet accord peut varier. S'il
s'agit de soins non invasifs ou de soins de routine, comme par
exemple une prise de sang ou la prise de tension artérielle,
votre consentement peut être tacite. Sinon, le professionnel
doit vous demander clairement si vous êtes d'accord de recevoir
le soin qui vous est proposé.
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